15 oct. 2017

[Chronique]- Friendzone de Mickaël Parisi



Genre: Policier

Résumé:


Thomas Grant est un détective privé, n'existant plus légalement aux yeux du monde, et offrant ses services sur le "Dark Web". En plus d'être intolérant et misogyne, son addiction à l'alcool et aux armes à feu font de lui un être ingérable dans chaque situation impliquant un quelconque rapport social. Sa route va croiser celle d'Opaline, jeune fille Végan, dont le frère s'est retrouvé embrigadé dans une secte intitulée "Les trentenaires". Persuadé de pouvoir sauver facilement le frère d'Opaline, Grant se lance dans une mission sauvetage sans plan et sans idée. Tout ne se passera évidemment pas comme prévu...

Que ce soit dans un bar en Thaïlande réservé aux fichés S, dans une boîte SM, dans un abattoir ou encore dans un village de chasseurs, "Friend Zone" spin-off de Néant du même auteur et OVNI de la rentrée littéraire 2017, vous mènera dans le grand n'importe quoi. A signaler également la présence du premier personnage végane de la littérature Française. 

A signaler que le livre est offert gratuitement à toute personne s'appelant Opaline (mais évidemment il va falloir le prouver). De plus, le livre est réservé aux gens ouverts d'esprit. N'achetez surtout pas ce livre dans le cas contraire ! 

"Sur le paquet de cigarettes que j’étais en train d’ouvrir précautionneusement, on pouvait lire l’inscription « Fumer peut boucher les artères » accompagnée d’une photo représentant un pied dont la moitié semblait carbonisée. Le doigt de pied du milieu semblait presque prêt à se détacher du reste du panard. 
J’étais ce doigt de pied."

Mon avis:


⚠️ COUP DE 💗 !


Merci à l'auteur pour ce service presse! 

On retrouve ce cher Thomas Grant, détective privé, tueur à gage, déchet de la société, dont nous avions fait la connaissance dans "Néant", du même auteur.
Quel joie de retrouver ce personnage que j'avais adoré dans le premier livre! Sachant que ce roman lui est totalement consacré, je me suis plongée avec plaisir dans l'univers totalement "barré" de Mickaël Parisi.

Dans "Friendzone", Grant va faire la connaissance d'Opaline, une jeune femme qui cherche à retrouver son frère embrigadé dans une secte du nom "des trentenaires". 
Tout ne va pas se passer comme sur des roulettes puisque cette jeune femme n'a pas d'argents à offrir à Thomas, elle est vegan, porte un nom dégueulasse, aussi dégueulasse que sa moustache naissante, tout un programme... 
Entre les homicides, les soirées au bar, la vengeance de Bastien: le frère d'Opaline, la secte et un voyage en Thaïlande, les aventures de nos deux comparses promettent de ne pas être de tout repos.

Je vous préviens tout de suite, "Friendzone" est dans la même lignée que son prédécesseur "Néant". C'est toujours un vrai OLNI (objet livre non identifié).
Fidèle à sa plume, l'auteur nous abreuve d'humour, de situations cocasses et d'un flot d’injures à toutes les pages (et à toutes les sauces). âmes sensibles s'abstenir comme on dit. Une plume étonnante, acerbe et désopilante, une plume comme on en voit rarement qui fait que ce livre est une vrai pépite.

Je suis littéralement tombée sous le charme de Thomas Grant (même si je ne suis pas gérontophile), je le trouve à mourir de rire! Cet homme, rejeté par la société (mais très actif sur le "dark web"), qui mène une vie de débauche et pourrait tuer père et mère pour quelques biftons, et bien, je l'ai trouvé attachant et très drôle, même s'il sort des insanités à tout bout de champ. 
Parlons également de son alter ego féminin, Opaline! Une petite touche féminine était la bienvenue dans toute cette testostérone et cette hémoglobine, bien qu'à force de fréquenter Grant elle ne devienne un peu psychopathe notre Opaline. Elle pourrait tuer père et mère si elle les voyait manger de la viande. 
 Le thème du veganisme est abordé d'une façon tellement drôle et saugrenu, je ne sais d'ailleurs pas ce qu'il vient faire là mais c'est bien pensé, on en parle tellement en ce moment, si on peut faire grincer quelques dents pourquoi pas. De toute façon, l’entièreté du livre est à prendre au second degré, il faut avoir un minimum d'ouverture d'esprit pour apprécier cette oeuvre.

J'ai également beaucoup aimé les quelques passages où le personnage principal s'adresse à nous, lecteurs, en sachant qu'il n'est qu'un personnage de fiction, où lorsqu'il s'adresse directement à l'auteur. Ce sont des petits détails, certes, mais des détails que l'on ne retrouve nul part ailleurs (pour ma part du moins) et qui font que ce livre est totalement à part, en marge de l'industrie du livre et je tire mon chapeau à l'auteur pour toutes les références qui sont cachées dans ce roman (je pense notamment aux blogueuses, à Jeremstar et autres peoples, etc y'en a tellement!), des petits clin d'oeil qui ne manquent pas de piquant et qui m'ont fait sourire plus d'une fois.


Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde lors de ma lecture que j'ai trouvée bien trop courte à mon goût! J'ai même lu un passage du livre à mon conjoint qui se demandait pourquoi je rigolais toute seule et qui s'est mis à rire avec moi tellement le personnage de Thomas Grant est dingue.

Je pense que le style de l'auteur et les personnages  ne pourront pas plaire à tout le monde. C'est vrai qu'il y a pas mal de langage cru et assez familier, quelques scènes qui pourraient heurter les plus sensibles mais moi j'ai totalement "sur-kiffé"! Je vous invite vraiment à découvrir ce livre, même par curiosité, il ne peut pas vous laissez indifférent, vous allez forcément ressentir quelque chose à la lecture de "Friendzone", ça peut être un sentiment de consternation, de mal aise où alors vous allez réagir comme moi, à vous dire que l'auteur est aussi fou que son personnage (il faut d'ailleurs être fou pour créer un personnage pareil!) et qu'il n'a aucune limites et c'est ça qui est bon! 

Pour résumé, des personnages loufoques, des situations risibles, beaucoup de jeux de mots, de références à notre monde actuel, des insultes en veux-tu en voila, sans sobriété. Une plume à mourir de rire, bref, ce livre vaut le détour et l'auteur est un génie.  #fayotte.



Pour finir, le fameux extrait qui nous à fait mourir de rire à en pleurer, mon conjoint et moi. (Bon, c'est sorti de son contexte donc ça ne fera peut être pas le même effet sur vous hein!):

[...] L'enfant de putain déambulait entre les bureaux avec l’œil vif du mérou sodomisé et se sentait vivant à l'idée d'effectuer sa tâche quotidienne de sous-chien des plaines. Lui éclater l'arrière du crâne à coup de club de golf me semblait une vision assez idyllique d'un avenir radieux. Mais laissons la vie l’abîmer et le terminer. Ouafff Ouafff! La petite salope a mis deux petits susucres dans son kawa de merdasse et je souhaitais plus que tout sur Terre qu'il s'étouffe violemment pendant que j'irais poser un colombin bicolore et dévastateur qui exterminera les canalisations de cette entreprise à la con. Demain, j'arriverais plus tôt au boulot et j'éjaculerais  dans son arabica. Il pensera avoir mis une sucrette de trop. Ou deux."


Ma note: 20/20


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